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Hugues, le goût du partage

Après un parcours marqué par un rythme de travail intense et des problèmes de santé, Hugues a trouvé un nouveau souffle au Village de François de Toulouse. Cuisinier à l’abbaye, il s’épanouit dans ce cadre bienveillant où il peut mettre ses talents au service des autres, tout en prenant soin de sa santé. Son engagement discret, son dynamisme et sa joie de vivre en font une belle figure du Village !

 

Hugues est arrivé au Village de François de Toulouse il y a presque deux ans. Très vite, il s’est intégré à la vie du Village, à la fois dans sa colocation et au sein de la cuisine de l’hôtellerie de l’abbaye, faisant partie des piliers discrets mais essentiels du Village.

Hugues grandit en Belgique. Très tôt, il se passionne pour la cuisine. « J’ai fait un bac belge, puis des études de boucherie-charcuterie-traiteur ». Doué et déterminé, il se distingue lors de plusieurs concours : « J’ai même été meilleur charcutier de Belgique et 4ème d’Europe ». Il travaille chez plusieurs bouchers-traiteurs où il se donne sans compter. « Je faisais 80 heures par semaine, je ne faisais pas attention à ma santé ». Mais Hugues sent un vide dans sa vie. Ce rythme effréné ne lui est plus possible, ni souhaitable. « Je ne me sentais pas de recommencer dans la boucherie », confie-t-il. Hugues ressent le besoin de ralentir, de se reconnecter à lui-même, « Je voulais trouver un travail avec du sens, où je peux être au service des autres et pouvoir prendre le temps de vivre un peu ». Il vit alors un court passage chez les Franciscains, puis chez les Petits Frères de l’Agneau. Ces expériences spirituelles renforcent sa sensibilité à la fragilité. « J’avais pour rêve d’ouvrir une boucherie qui permette d’inclure les plus fragiles », explique-t-il.

C’est cette même aspiration qui le conduit au Village de François. « Le Village correspond totalement à ce que j’espérais ». Là, il trouve un cadre bienveillant qui lui permet de s’épanouir. «Ici on est tous différents, et tout le monde est accepté comme il est, malgré les différences. Ma fragilité à moi, c’est ma santé». 

Aujourd’hui cuisinier à l’abbaye, il met à profit son savoir-faire de boucher-traiteur tout en développant de nouvelles compétences. « Beaucoup de personnes différentes sont passées travailler à la cuisine, avec différentes fragilités, ça m’a beaucoup plu ». 

Mais ce n’est pas seulement dans le travail que Hugues trouve sa place. Ă€ son arrivĂ©e, il intègre une colocation toute neuve, encore Ă  construire. « On a créé une ambiance de colocation, on a montĂ© les premiers meubles, fait les premières courses… ». Il constate Ă©galement Ă  son arrivĂ©e les difficultĂ© de la vie en communautĂ©, «on n’avait pas forcĂ©ment le mĂŞme fonctionnement pour le mĂ©nage, la cuisine…». Mais conclut « c’est vrai qu’on est tous diffĂ©rents mais finalement ça marche très bien et on grandit Ă©normĂ©ment grâce aux autres ».  

Ses problèmes de santé restent un défi au quotidien, car il a encore tendance à se surmener,

« Je ne fais pas toujours attention Ă  ma santĂ©, je sais que j’ai tendance Ă  faire passer les autres avant moi… », mais « grâce Ă  mon entourage au Village, j’ai pu me rendre compte qu’il fallait que je fasse plus attention Ă  moi, Ă  ĂŞtre sĂ©rieux avec la santĂ© ». 

Reine, responsable de l’Hôtellerie, travaille au quotidien avec Hugues et confie : « C’est vraiment super de travailler avec Hugues, il est d’une fiabilité et d’un dévouement sans égal et toujours joyeux. Il fait les choses bien, surtout son fameux pâté fait maison qui est divin ».

Aujourd’hui, Hugues regarde l’avenir avec enthousiasme, notamment l’ouverture du nouveau restaurant : « Même si cela représente du stress, c’est un défi, j’ai hâte que le nouveau restaurant ouvre ».

Joyeux, dynamique et toujours prêt à aider les autres, Hugues est devenu un pilier du Village de Toulouse, où il se sent maintenant pleinement intégré « Ici je me sens chez moi, je me projette vraiment au Village».

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