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En 2024, on rêve en grand avec l’hôtellerie

Le 22 janvier, à l’Abbaye du Désert, les premiers coups de marteau marquent le début d’une nouvelle aventure enthousiasmante ! C’est parti pour un an de travaux à l’hôtellerie afin de passer de 29 à 90 lits et d’ouvrir un nouveau restaurant.

 

En 2020, lorsque Olivier Poizat, responsable de l’hôtellerie, arrive à l’abbaye, il découvre un établissement fermé depuis un an et un service de restauration à l’arrêt, suite aux confinements successifs. Portée depuis de nombreuses années par des moines, l’hôtellerie était en perte de vitesse. Elle ne semblait plus répondre aux attentes du marché. Les chambres étaient un peu désuètes, avec les toilettes sur le palier et une isolation phonique de mauvaise qualité. Le trop petit nombre de chambres mettait en péril l’équilibre économique et ne permettait pas de répondre aux demandes de nos clients, notamment les séminaires d’entreprises.

L’équipe du Village de François, avec Olivier Poizat, a souhaité repositionner l’offre pour relever les défis des années à venir. Comment relancer une activité économique pérenne ? Comment mieux servir nos clients ? Pour Olivier, il faut développer une nouvelle offre : “Malgré le contexte, j’ai vu dans cette hôtellerie un joyau caché : le cadre incroyable. Mon rêve est de faire de cet endroit un lieu de rencontre qui rayonne !” Après de nombreuses études de marché, la direction et le conseil d’administration se sont forgés une conviction. Il faut repositionner l’hôtellerie et conquérir de nouveaux marchés, notamment les entreprises et les groupes. Concrètement, il faut créer de nouvelles chambres et dortoirs (tout confort, équipés de salles de bain) pour augmenter la capacité et passer de 29 à 90 lits. Pour répondre à une demande croissante et un besoin de modularité sur l’hébergement : dortoirs, chambres simples, doubles et triples, chambres communicantes et davantage de chambres PMR. 

Les objectifs sont donc :

– La rénovation complète de toutes les chambres avec l’ajout de salles de bain individuelles (dans l’hôtellerie actuelle, les salles de bain sont communes et situées sur le palier). – La réfection des isolations phoniques et thermiques.

– L’ouverture d’un nouveau restaurant en service buffet qui met en valeur la production du site (miel, œufs, maraîchage, fruits, etc..), et permet d’ouvrir la restauration à la clientèle extérieure (hors hôtel).

– La rénovation des salles de réunion, modulables et fonctionnelles, qui pourront avoir une capacité d’accueil de 120 personnes. (Salles de coworking ou de conférence, de jeux, de lecture ou encore de détente…)

– La création d’espaces d’accueil pour l’ensemble du site, l’hôtellerie et le magasin permettront de proposer de nouveaux services pour le territoire local (petite épicerie, relais-colis, services postaux, dépôt de pain…)

Il a donc été décidé par la direction et le Conseil d’Administration de repositionner l’hôtellerie en levant 1,5 million d’euros. Cette somme provient d’un emprunt pour la moitié, et de l’autre de dons de grandes entreprises et de fondations. Merci à la fondation JM Bruneau. Si le mot d’ordre reste la simplicité, Olivier Poizat, qui a longtemps travaillé dans le secteur de l’hôtellerie haut-de-gamme, ne transige pas sur l’exigence. “Ici le luxe, c’est de pouvoir proposer à chacun une expérience sur mesure, à son image et selon son besoin. Proposer des prestations de qualité, et continuer de rendre ce lieu unique et accessible.” L’objectif est de répondre aux attentes du marché pour les années à venir, de développer de l’emploi pour des personnes fragiles, et de relancer une hôtellerie économiquement viable. Ainsi, à terme, l’hôtellerie permettra d’ouvrir 14 postes opérationnels, dont 8 destinés à des personnes fragiles qui (re)intègrent la vie professionnelle : hommes ou femmes ayant vécu à la rue, personnes porteuses de handicap, en situation précaire, chômeurs de longue durée…

Le responsable de l’hôtellerie est convaincu : “Nos métiers d’accueil sont propices à un retour au monde du travail, ils exigent un grand sens du service, et offrent une opportunité de regagner de l’estime de soi ; il n’y a rien de plus valorisant que de voir un hôte heureux de son séjour !” Ce projet contribuera au rayonnement et à l’ouverture souhaitée au Village de François. Les travaux de « l’hôtellerie de demain » sont prévus entre 2024 et 2025 en trois phases distinctes permettant de maintenir l’hôtel ouvert pendant ce temps.

 

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