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Une famille en or au Village de Toulouse

Vous venez de vivre une expérience de 4 ans à l’Abbaye du Désert en famille. Qu’en retenez-vous ?

Paul-Emmanuel : Lors de notre arrivée en janvier 2021, les moines étaient partis depuis seulement 3 mois. Faire partie des premiers habitants, être bâtisseur, m’a beaucoup marqué. Outre le foisonnement d’idées, il fallait veiller à conserver et transmettre le patrimoine confié par les moines. Un lieu empli de 168 ans de présence monastique est forcément impactant.

Lucile : Notre fille, Clémentine, a un livre dont le titre est « Les gens sont beaux ». Je crois, pour l’avoir constaté pendant ces quatre ans, que cela est vrai. Nous sommes tous beaux. En vivant à l’Abbaye, je me suis souvent dit que la beauté du lieu était un élément important du projet : elle aide au regard bienveillant que nous portons les uns sur les autres, mais elle nous aide aussi à nous voir beaux nous-même. 

Pouvez-vous nous parler de ce que vous ont apporté les missions qui vous ont été confiées ?

Paul-Emmanuel : Il est extraordinaire de constater que les missions s’adaptent à chacun selon ses capacités et son état de vie. Celles qui nous étaient confiées en tant que couple ont été l’occasion de faire fructifier les grâces de notre mariage. A titre personnel en tant qu’adjoint de la responsable du Village, tout en veillant à la croissance de chaque habitant dans sa propre trajectoire de vie, j’ai pu construire une belle relation de fraternité et de confiance au sein de l’équipe de responsables.

Lucile : Comme nous n’étions pas très nombreux dans les premières années de notre mission, j’ai appris à arrêter de cacher certains de mes dons sous prétexte que d’autres feraient mieux que moi. J’ai dit « oui » aux missions qui m’étaient confiées et j’ai appris à accepter, avec un regard plus juste et plus sûr, mes propres talents. Un apprentissage qui a changé beaucoup de choses pour moi tant au Village qu’au travail. 

En quoi cette expérience au Village de François vous a changés ?

Paul-Emmanuel : Venir vivre en famille dans une abbaye en pleine campagne, au service d’un projet qui peux sembler utopique au premier abord, fait indéniablement grandir. C’est un projet qui est venu bousculer mon quotidien, mes certitudes, ma vie intérieure. Cela m’a réellement changé bien qu’il soit encore difficile pour moi d’en voir tous les fruits.

Lucile : En rien et en tout. En rien, car durant toute cette mission j’étais pleinement moi. En tout, car je sens que ce moi a grandi, a pris confiance. J’ai vécu une croissance douce et progressive et elle me rend heureuse. 

Qu’avez-vous envie de dire aux familles ?

Paul-Emmanuel : Simplement ce qui est dit à toute personne qui postule : votre première mission au Village de François c’est de prendre soin de vous, de votre foyer. A vous de trouver le bon équilibre entre vie familiale, professionnelle, et engagement au Village. 

Lucile : Je leur conseillerais, pendant leurs années de missions, d’écouter leurs cœurs et d’oser. Oser changer dans leur vie là où ils sentent que ça « gratte ». La mission nous bouge et elle est l’occasion de nous axer sur l’essentiel, dans la joie et dans la paix.

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