Cet été caniculaire a mis les deux sites d’À La Bonne Ferme à rude épreuve. Grâce à l’adaptation des équipes et une gestion rigoureuse de l’eau, l’essentiel a pu être préservé. La rentrée s’annonce exigeante.
Sur les deux sites d’À La Bonne Ferme, jardins maraîchers en permaculture et ateliers d’insertion, les températures ont dépassé les 40 degrés pendant plusieurs semaines, un phénomène aussi exceptionnel à Vaumoise (60) qu’au Village de Toulouse. Le temps de travail des équipes a été aménagé. Les journées ont démarré dès 6h du matin, et les équipes ont multiplié les pauses pour s’hydrater et éviter le plein soleil.
À Vaumoise, le jardin disposait déjà d’un système de goutte-à-goutte et d’aspersion nocturne. Au Village de Toulouse, une nouvelle pompe installée cet hiver dans l’étang a permis d’irriguer l’ensemble des cultures, ce qui n’était pas toujours le cas l’an dernier. Emmanuel, le chef de production sur le site de l’abbaye, avait également finalisé avant l’été un système d’arrosage complet dans la serre, en choisissant les zones à irriguer et la technique adaptée (goutte-à-goutte ou aspersion), avec très peu de déperdition. Grâce à la chaux appliquée sur la serre, particulièrement haute et aérée, le soleil n’a pas tapé directement sur les plantes et les cultures d’été ont pu se développer. À Vaumoise, la serre voilée a joué le même rôle : contrairement à celles d’autres maraîchers, aucune des deux serres n’a grillé.
La production a néanmoins subi quelques effets de la chaleur, avec davantage de semis et de plants que les autres années qui n’ont pas tenu ou ont végété. Les équipes ont aussi dû lutter contre les altises, de petits insectes qui s’attaquent aux crucifères, en posant rapidement des voiles de protection. Au Village de Toulouse, certaines cultures n’ont pas pu être mises en terre, le sol étant trop sec pour être travaillé. Les plants mis en terre au début de l’été, qui ont végété, resteront plus petits : ces aléas auront un impact sur les calibres et la qualité des prochaines récoltes. Mais l’ensemble des cultures a pu être conservé.
Au Village de Toulouse, les résultats ont été très bons compte tenu de la situation, grâce à la réactivité des équipes. Emmanuel, arrivé il y a deux ans, pilotait cette année pour la première fois l’ensemble des débouchés du jardin et a réussi à tout vendre. Un bel élan pour aborder une rentrée qui s’annonce exigeante.








